ARMATEURS ET CONSTRUCTEURS.
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« 2° Que la durée de rallocalion de cette prime soit portée
de dix à quinze ans. »
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A la deuxième question : Quelles sont les causes de la
difficulté que rencontre en France la construction des navires
de commerce, les armateurs ont encore répondu :
«La loi de 189.3 ayant accordé une prime relativement
élevée aux navires construits en France, les armateurs fran-
<;ais étaient tout disposés à faire des commandes aux chan
tiers nationaux et le taux de cette prime aurait permis de
les payer plus cher que ceux de construction étranqère, mais
il y a eu impossibilité dé faire des commandes en France, à
cause des hauts prix et des lonqs délais de construction exi-
qés par nos chantiers, peu nombreux et absorbés par les
commandes de l’État.
« Les navires de construction française, d’une part, sont
d’un coût tellement élevé que presque tout le bénéfice de la
prime est accaparé par le constructeur et, d’autre part, les
délais de livraison demandés par les chantiers français sont
fels qu’un armateur recule devant la commande d’un ba
teau qui lui sera livré à une époque si éloiqnée que ses
rivaux auront eu le temps de le devancer sur les points qu’il
compte desservir.
« Tandis que les constructeurs aiujlais sont tout prêts à
traiter pour la livraison de grands paquebots dans un délai
de sept mois à partir du jour de la commande, il n’y a pas
un chantier français qui s’engagea exécuter le même travail
en moins de vingt mois.
«En ce qui regarde les prix de revient, l’infériorité des
chantiers français n’est pas moins notoire.
« Tandis que les chantiers anglais ont réussi à abaisser