Full text : Le problème de la marine marchande

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LE  PllOELÈME  DE  LA  MARINE  MARCHANDE.

Milis  il  faut  arriver  à  la  période  de  i84o,  postérieure  à  la
célèbre  traversée  de  l’océan  Atlanliijue  par  les  bateaux  à
vapeur  Sirius  et  Great-Eastern,  pour  voir  se  développer  lar-()ement
  la  construction  métallique.  C’est  vers  cette  époipie
que  MM.  Tod  et  Mac  Greqor,  de  Partick,  près  Glasgow,
mettent  à  îlot  le  Roijai-Sovereùjn,  le  lioi/al-George,  le
l^rince-Iioifal,  qui  furent,  avec  le  Rainbow  sorti  des  chantiers ­
  John  Laird  et  frères,  de  Birkenhead,  les  premiers  navires ­
  en  fer  destinés  à  la  grande  navigation  maritime.
L’emploi  du  fer  ne  tarda  pas  à  se  généraliser  :  ce  métal
se  prêtait  infiniment  mieux  que  le  bois  à  une  construction
on  la  résistance  s’alliait  à  la  légèreté  ;  il  donnait  pins  d’étanchéité ­
  au  bordage,  se  détériorait  moins,  permettait  enfin
d’augmenter  dans  des  proportions  considérables  la  longueur
du  bateau,  accroissant  par  conséquent  sa  capacité  intérieure
et  la  quantité  de  fret  qu’il  pouvait  transporter.
L’année  i85g  voit  s’accomplir  un  nouveau  progrès  dans
la  construction  métallique  ;  le  premier  navire  en  acier,  le
Jason,  de  452  tonnes,  est  construit  en  Angleterre  par
MM.  Samuda  frères,  qui  le  destinent  à  la  navigation  de  la
mer  Noire.  Cet  échantillon  est  suivi  d’antres  plus  impor-,
  tants  ;  la  Compagnie  London  Ghatain  and  Dover  Railway
fait  lancer  sur  la  Manche,  en  i860  et  1861,  cinq  paquebots
en  acier  pour  le  service  entre  Douvres  et  Calais,  le  Sampshire,
  le  Maid  of  Kent,  le  Send,  le  Foam  et  le  Pétrel.  A  la
même  époque,  l’illustre  ingénieur  Dupuy  de  Lome  construit
et  lance  le  premier  des  cuirassés  modernes,  la  Gloire.
C’est  le  signal  d’une  rénovation  de  la  construction  maritime ­
  ;  peu  à  peu,  l’acier  se  substitue  au  fer  dans  la  membrure ­
  et  la  coque  des  vaisseaux.  Les  procédés  Bessemer  et
Siemens  Martin,  perfectionnés  et  développés,  procurent  un
métal  homogène,  peu  carburé,  résistant,  solide  et  beaucoup
plus  léger  que  le  fer.  Le  poids  mort,  égal  au  poids  trau  s-
            
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