LES CHANTIERS FRANÇAIS. l3()
niaximnin do 3,ooo tonneaux de portée et des vapeurs de
faibli; tonnage ;
« 5° A Paris et dans le département de la Seine et à Lyon,
des chantiers qui lancent des navires spéciaux;
« G° A l\ouen, les chantiers de Normandie, dont la création
est postérieure à i8q3. A part un vapeur, ils ont dans ces der
nières années const mit un chifïre important de grands voiliers;
« 7° Deux grandes sociétés de constructions maritimes,
les Forges et Chantiers de la Méditerranée, les Ateliers et
Chantiers de la Loire. Chacune possède deux importants
chantiers de constructions navales, elles sont nos principaux
producteurs de navires de commerce.
«('es compagnies ont toujours, non sans raison, plus
particulièrement recherché les travaux pour la marine de
tinerre. De telle sorte que les commandes pour le com-
•nerce étant de beaucoup insuffisantes pour alimenter leurs
chantiers, la construction du navire de guerre est devenue
l’élément principal de leur production, et par la force des
choses ce sont de véritables annexes des arsenaux français,
qui leur prêtent meme une partie de leurs ingénieurs. »
On conçoit l’embarras de l’armateur, placé dans la situa-
f uni (pic dépeint M. Bernard. Non seulement, le nombre des
chantiers pouvant accepter ses commandes est si réduit
fiu’il le contraint à subir pour celles-ci des conditions oné
reuses, mais encore la certitude lui m ampie de pouvoir s’ali-
uicnter à son gré en des établissements (pie l’exécution de
travaux chèrement payés par l’Etat occupe sans cesse. En
^8gg, le total des sommes consacrées aux batiments cons-
fniits par l’industrie privée pour la marine de guerre s’est
élevé à 45,848,673 fr. L’État paie bien, ne discute jamais :
c’est le client riche. L’armateur, contraint de viser à l’éco-
uomie, de calculer la répercussion de l’amortissement, de
I assurance, etc., sur la dépense de premier établissement