LE PROBLÈME DE LA MARINE MARCHANDE.
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i.es chi(Fres suivants pcrmetfroiit d’aj)précier les avan
tages que le port de Nantes a retirés de la création du canal :
alors qn’en 1893 le poids total des marchandises embarquées
et débarquées sur les quais maritimes de Nantes, par navires
de mer comme par gabares, s’élevait à 543,221 tonneaux, ce
chiiîre du trafic total du port maritime de Nantes est de
venu successivement pour les années suivantes :
189/1 596,040 tonneaux.
1K9O 089,407 —
1890 707,676 —
1897 704,908 —
1898 843,344 —
1*99 955,921 —
C’est-à-dire tpi’en sept années, le trafic global, passé de
543,221 tonneaux à 955,921, s’est augmenté de 412,700
tonneaux, soit de plus de 75 p. 100.
Durant l’année 1900, il a dépassé un million de ton
neaux. En quinze ans, le chiffre global du trafic des
tpiais, qui n’était en i885 que de 257,000 tonnes, a donc
quadruplé.
Aujourd’hui, Nantes, complètement éveillée de sa léthar
gie, est devenue un centre maritime, industriel et commercial
de premier ordre. De grands navires accostent désormais
ses quais ; sur les rives de la Loire, les fabriques d’engrais,
les usines métallurgiques, les chantiers de charbons, les
ateliers de constructions mécaniques, les fonderies, les
forges, les raffineries, les rizeries, les fabriques de pâte de
bois, les papeteries, les savonneries, les biscuiteries, les
minoteries, etc., se multiplient, unies les unes aux autres
j>ar le ruban jaune du fleuve majestueux.
Deux cent quatre-vingt-deux établissements occupant
17,497 ouvriers forment le groupe industriel de Nantes-