Full text: Le problème de la marine marchande

LA PUISSANCE MAUITIME DE l’aNGLETEURE. 
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portée de la main, en épaisses liasses que l’on peut aisément 
feuilleter. Tous les accidents, avaries, causes de retard, en 
un mot les multiples événements de la vie maritime y sont 
coiisiqnés. L’armateur, le courtier, l’assureur se trouvent de 
la sorte tenus heure par heure au courant de ce qui se produit 
d’intéressant pour leur industrie sur la surface du globe ('). 
Un fil télégraphiijue particulier relie à la Bourse des va 
leurs le Shipping Exchange et lui permet de recevoir les 
informations financières. 
Les journaux, les revues maritimes de tous les pays du 
monde, une bibliothèque importante d’ouvrages spéciaux 
sont mis à la disposition des membres du club ; ils ont ainsi 
sans se déranger et en ipielques minutes tous les renseigne 
ments qui, avant de traiter une affaire, leur sont parfois né 
cessaires. Le Shipping Exchange est naturellement pourvu 
de toutes les commodités désirables, téléphone, domestiijues 
nombreux, salles de restaurant, etc. 
Le Baltic est d’installation plus somptueuse ; la cotisation 
est d’ailleurs plus élevée i\\\ ww S hipping. Les facilités de tra 
vail y sont les mêmes. On prévoit la fusion des d(?ux clubs, 
(pii se réalisera sans doute au moment de l’installation du 
Baltic dans le bel immeuble qu’il {i\\i q\g\cv Marie-en-street. 
Plus de cinq cents courtiers s’occupent à Londres d’afliè- 
(i) Le Lloyd met également à la disposition des courtiers ses puissants moyens d’in 
vestigation. Toutes les constructions de navires s’opèrent pour ainsi dire sons la sur 
veillance quotidienne des agents du Lloyd, qui sont à demeure dans tous les centres 
de construction. Quand le navire est Uni, le Lloyd lui délivre un certillcat, qui porte la 
désignation ; -f loo A pour les navires de toute première classe, go A pour les navires 
de deuxième classe. Les compagnies d’assurance exigent ce certillcat, et suivant la 
cote du Lloyd, demandent 2 ou 3 p. 100 de plus de prime. Le Lloyd enregistre le navire 
sur son livre annuaire qui est tenu avec un soin extrême : chaíjue semaine les exem- 
plaires en sont retirés de chez les abonnés et mis à jour des dernières nouvelles mari 
times. L’annuaire du Lloyd donne tous les renseignements sur le bateau enregistré. 
Depuis quelque temps, il mentionne même le nom du capitaine, avec l’indication du 
temps de service passé par lui à la compagnie. C’est, en eilet, un élément de confiance 
que le certificat d’un long séjour du capitaine dans la même Compagnie. 
Le Lloyd reçoit dans ses bureaux et communique au public toutes les nouvelles ma 
ritimes du globe. Nous avons en France un organisme de ce genre, tort intéressant, 
très utile, mais moins développé ; c’est le Bureau Veritas, place de la Bourse, à Paris.
	        
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