LE 1.OYER
153)
ay
PREMIERES NOTIONS
Toutefois, si la question du fermage et
celle de I'intérét sont apaisées, il en est une troi-
sieme, toute parente, pour laquelle la question est
devenue plus aigué qu'elle ne I’a jamais été : c'est
celle du loyer des maisons.
Voici, a l'inverse, un exemple curieux d’une
question qui n’existait pas autrefois et se pose au-
jourd’hui avec une gravité redoutable. Par suite
de la création de grands centres urbains, les mai-
sons sont devenues un monopole, alors que les capi-
taux ont cessé de I’étre; et pour elles en consé-
quence, comme autrefois pour 'argent, le loyer
des maisons devient « usuraire », a ce point qu'on
se demande s'il ne faudra point lui appliquer la
loi du maximum qu'on vient d’abroger pour le
loyer de ’argent.
Mais une telle mesure ne serait pas plus efficace
que ne I’ont été les lois contre 'usure. Au contraire,
elle aggraverait le mal en décourageant la construc-
tion des maisons a louer, maisons « de rapport »,
comme on dit. Ce serait mettre tous ceux qui ng
possédent point de maisons dans la ficheuse néces-
sité d’en faire batir, chacun la sienne, s’ils veulent
se loger, ce qui serait encore plus onéreux.