LES CHANTIERS DE LA TYNE ET DE LA WEAR.
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mieux tenus que depuis le fonctionnement de ce système
pratique et simple.
MM. Richardson et se sont, autour de l’usine, rendus
acijuèreurs de grands terrains sur lesquels ils ont fait cons
truire environ 200 habitations que leurs ouvriers peuvent
acijuérir au moyen de petits versements. J’ai hinché dans un
<le ces « cottages » : il m’a frappé par sa propreté et même,
<lans une certaine mesure, par son « confort ». Munies de
salle de bains, d’eau froide et chaude en abondance, bien
exposées, fournies de commodités fort appréciables, entou
rées de jardins agréables et coquets, ces maisons constituent
une habitation dont se contenteraient beaucoup de ménages
parisiens privés de lumière et d’air dans les rues populeuses
de Belleville et de Ménilmontanl, et même beaucoup de
paysans, logés dans de véritables tanières pour échapper à
l’abominable impôt français des portes et fenêtres.
V. Les usines Palmer.
Longtemps, les usines Palmer furent, sur la Tyne, en
vVngleterre et dans le monde, les rivales des usines Arm
strong. Puis, devant la nécessité de grouper leur commune
énergie industrielle, pour supporter plus aisément le contre
coup redoutable de la concurrence allemande et américaine,
comme aussi pour résister efficacement aux revendications
ouvrières, les deux grands établissements ont fini par s’en
tendre : aujourd’hui, une association de fait les rend soli-
ilaires l’un de l’autre et concentre dans leurs mains la plus
grande force organisée de la construction navale britannique.
Les chantiers et usines Palmer sont situés à J arrow, sur
la rive droite de la Tyne, à quehpies kilomètres de l’estuaire.
Ils furent fondés en i85i par M. Charles Palmer, originaire