Full text : Le problème de la marine marchande

LE  PROBLÈME  DE  LA  MARINE  MARCHANDE.

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Les  ateliers  mécaniques,  qui  occupent  une  superficie  de
près  de  4,000  mètres  carrés,  sont  mus  à  la  vapeur;  MM.  Richardson ­
  se  proposent  d’y  installer  à  bref  délai  l’électricité.
Les  ateliers  des  chaudières,  situés  au  sud-ouest  des  pontons ­
  de  la  Tyne,  lorment  la  partie  la  plus  moderne  de  l’ensendile
  des  «  Neptune  Works  ».  Un  larqe  bâtiment,  de
2,200  mètres  carrés  de  superficie,  abrite  des  machines  hydrauliques ­
  et  pneumatiijues  du  plus  récent  modèle.
Aux  «  Neptune  Works  »  de  Walker,  l’état-major  des  diriqeants
  de  l’entreprise  est  aussi  réduit  cpie  dans  la  plupart
des  chantiers  anglais;  MM.  Wiqham  Richardson,  ses  deux
fils  et  deux  ingénieurs  le  constituent.  Deux  dessinateurschefs,
  l’un  chargé  des  coques  de  navires,  l’autre  des  machines, ­
  aidés  d’un  adjoint  et  de  quehpies  employés,  forment,
avec  une  demi-douzaine  de  comptables,  tout  le  personnel
des  bureaux.  On  évite  soigneusement  dans  le  travail  courant
tout  ce  qui  peut  compliquer  les  écritures  :  j’en  trouve  un
exemple  aux  magasins  d’approvisionnements;  c’est  là  que
les  ouvriers  viennent  constamment  chercher  les  rivets,  les
boulons,  la  peinture,  bref  les  mille  objets  et  produits  dont
il  est  fait  usage  pour  la  construction  et  l’armement  d’un  navire ­
  ;  autrefois,  il  fallait  marquer  sur  une  série  de  pièces
comptables  les  entrées  et  sorties  de  ces  marchandises,  d’où
nécessité  d’un  personnel  spécial  pour  établir  les  bordereaux,
tenir  les  livres,  etc.  Aux  «  Neptune  Works  »  un  surveillant
suffit  à  la  besogne;  une  série  d’ardoises,  [ilacées  sous  le
comptoir  même  où  il  délivre  les  fournitures  et  dont  le  panneau ­
  supérieur  se  lève  et  se  ferme  comme  la  couverture
d’un  livre,  lui  servent  à  inscrire  rapidement  par  un  simple
chiffre,  dans  des  colonnes  ad  hoc,  les  quantités  entrées  ou
sorties.  Le  soir  venu,  il  en  opère  la  récapitulation,  l’envoie
sur  une  fiche  au  bureau,  donne  un  coup  d’éponge  à  ses  ardoises ­
  et  tout  est  dit.  Les  magasins,  d’ailleurs,  n’ont  jamais
            
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