3oO l.K PROHLKME DE LA MARINE MARCHANDE.
Tims ces étalilisseniciits appartiennent à des particuliers ;
hieii ({ne dans les cinq dernières années lieauconp se soient
transformés en sociétés anonymes, les chantiers sont restés
entre les mains des fondât,enrs ou des membres de leur fa
mille. L’état-major y est des {dns réduits; les inqénieurs ne
sont jamais nombreux dans un de ces sliipijards; souvent il
n’y en a qu’un. 11 a sous ses ordres, pour clia({ue branche
de travail, un contremaître, expert dans sa partie. Quant
aux installations des bureaux, il serait difficile de les qualifier
de luxueuses; elles m’ont paru simples, et a{){)ropriées stric
tement aux besoins des chantiers.
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Les prix de la Wear sont léqèrement inférieurs à ceux de
la Clyde et de la Tyne. Un navire d’une portée en lourd de
5,000 à G,000 tonnes et filant 9 nœuds coûte ici environ
aoo fr. la tonne (soit 8 livres sterlinq). Ce prix s’augmente
si la vitesse elle-même du cargo s’accroît. Les chantiers de
Sunderland construisent avec une grande rapidité ; ils de
mandent cimj mois pour un navire du tonnage précité et
trois à quatre mois pour un navire d’une jauge moins impor
tante. Le règlement des commandes, sauf conventions spé
ciales, s’o{)ère eu général de la façon que voici :
A la signature du contrat, l’armateur verse une somme,
d’habitude le 5 p. 100. Cet acompte, toutefois, n’est pas
exigé si des relations préexistantes le rendent inutile. A la
pose de la quille, un nouvel acompte couvre le constructeur
de la valeur de cette quille (par ra{)port au navire). Puis,
viennent les aconqites {lour la membrure^ la coque, le lance
ment et {’armement du navire. Le solde est généralement
versé après les épreuves.
Sunderland ne construit guère ({uc des cargo-boats ; les