l’effort nécessaire.
393
Aussi la plupart des villes de l’IInion, Philadelphie, Baltimore,
Pittsburg, Cincinnati, Chicago, Minneapolis, Duluth,
etc., pétitionnent-elles pour obtenir un système complet de
voies d’eau qui donneront à l’industrie américaine une
nouvelle et formidable impulsion.
*
* *
Ce sera l’honneur de la carrière ministérielle de M, Pierre
Baudin d’avoir compris que la France ne pouvait plus retarder
l’heure de compléter son outillage national par l’exécution
de voies navigables nouvelles, l’aménagement des
canaux, des rivières et des ports maritimes : « Il est temps
— avait dit à l’inauguration du p ort nouveau d’Ivry, son collègue
M. Millerand — il est temps que la France tire enfin
un parti convenable de ses admirables voies de communication
intérieure, qu’elle les mette en valeur en les reliant à
son réseau de voies ferrées qui a besoin lui-méme de leur
aide pour son développement (‘). » C’est, assurément, pour
répondre à la préoccupation du gouvernement tout entier et
de l’opinion française, que le i" mars 1901, M. Pierre Baudin
déposait sur le bureau de la Chambre un plan de grands
travaux « pouvant être exécutés sur les fonds ordinaires du
budget et dans une ¡¡ériode de seize années ». Ce programme
est la suite et le complément du projet conçu par M. de Freycinet
et sanctionné par les deux lois du 28 juillet et du
5 août 1879. M. Pierre Baudin ne prétend pas l’imposer
dans toutes ses parties ; il a grand soin d’indiquer, avec
une franchise et une netteté qui l’honorent, que « le gouvernement
ne demande aux Chambres qu’une indication »,
(i) Il convient de rendre un juste hommage aux fondateurs du groupe de la Loire
navigable, à MAL Linger, Maurice Schwob, Louis Laffitte, etc., ainsi qu’à M. le conseiller
général Delboy et à M. Georges Rossignol de Bordeaux — qui ont été les uns
et les autres les ardents apôtres de la navigation intérieure en France.