(i) Loi Freycinet du 5 août 1879.
LE PROBLEME DE LA MARINE MARCHANDE.
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Sud-Ouest restent lettre morte ; dans un grand projet de
travaux publics, prévoyant une dépense de Goi millions de
francs, on ne trouve place ni pour la reprise des études du
canal des Deux-Mers, ni tout au moins [)Our la transformation
complète du canal du Midi (aujourd’hui absolument in
suffisant) en un canal de cabotage donnant accès aux navi
res marchands de faible tonnage — et, dans l’intérêt de la
défense nationale, aux torpilleurs, aux sous-marins et aux
avisos — ni enfin pour la jonction Loire-Garonne, votée ce
pendant depuis vingt et un ans ('). Ce sera, si le projet du
Gouvernement passe en son état actuel, toute une région sa
crifiée — et quelle région ! La plus belle de France et qui
pourrait en devenir la plus riche, le jour où la création des
voies d’eau réclamées par ses populations permettrait, dans,
des centres comme Agen, Montauban, Toulouse, Albi, Ro
dez, Carcassonne, Lézignan, Narbonne, Gabors, Périgueux,
Cette, etc., la mise en valeur des richesses industrielles qui
abondent aux alentours, de ces minerais de l’Aude, de l’A-
riège, des Pyrénées-Orientales, etc., dont les forces hydrau
liques emmagasinées dans les Pyrénées assureraienC à défaut
de charbon, l’exploitation économique par cette « bouille
blanche » qu’on appelle l’énergie électrique.
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Les industries ne se créent que là où elles sont sures de
trouver des facilités de communication avec leurs débou
chés ; l’idée ne viendra à aucun capitaliste d’exploiter un
gisement, même très riche, si les frais de transport sont trop
élevés et les communications trop imparfaites.
Or, l’école économique dont M. Méline est le grand pon
tife n’a trouvé jusqu’à présent d’autre moyen de défense