28 LE PROBLÈME DE LA MARINE MARCHANDE.
298,000 fr. d’argent français, se décomposant ainsi qu’il
suit :
Navires des pays de provenance et de destination. i0i,i/|0,ooo fr.
Navires tiers 189,147,000
Total 800,298,000 fr.
Pone— que les partisans du « laissez-faire, laissez-aller »
méditent bien ces cliilfres ! — sur 1,226,000 fr. déboursés
(¡uotidiennemciit par l’industrie et le commerce français poul
ie transport maritime des marchandises d’importation et
d’exportation ;
Sur i,i4o,o()o fr. versés à la navigation de concurrence ;
L’étranger encaisse chaque jour 880,000 fr. environ.
Et notre tribut s’alourdit sans cesse, en même temps que
décroissent les forces de la navigation française de concur
rence. C’est l’étranger qui devient le maître de nos trans
ports et qui, tous les trois ans, prélève dans notre caisse
l’exorbitante dîme de un milliard de francs!
A côté de cette situation déplorable, il est bon d’indiquer
celle de nos concurrents, ou du moins du principal d’entre
eux, au point de vue maritime — de l’Angleterre.
Le mouvement général de la navigation en 1899, d’après
VAnnual Statement, distribué au Parlement, fut, dans ce
pays, de 715,900 bâtiments, jaugeant ensemble 209,848,081
tonnes contre 718,187 unités faisant le total de 200,848,o56
en 1898, d’où une avance de 2,768 navires représentant
8,5oo,025 tonnes en faveur de 1899.
Le pavillon britannique, dans ce total général, est repré
senté par ()/i8,(jgo jaugeant 174,686,894 tonnes, en
diminution de 8,098 unités, mais en augmentation de
4,686,116 tonnes se répartissant ainsi que le montre le ta
bleau suivant.