Full text: L'évolution industrielle de la Belgique

LA DÉCADENCE DU MÉTIER 
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parfait que la machine à coudre ordinaire, dont personne 
ne conteste l’évidente utilité. Ceux-là, à la différence 
de celle-ci, ne sont pas des progrès à la portée de tous; 
c’est pourquoi on les conteste. Mais il travaillent avec 
une exactitude remarquable et une précision que nul 
ouvrier ne peut prétendre atteindre » (1). 
Le rendement de ces machines est de beaucoup supé 
rieur à celui du travail à la main. Ainsi, une femme 
active parvient à faire trois boutonnières en douze 
minutes ; la machine, qui, à elle seule les termine en 
fièrement, y consacre sous la direction d'une fillette 
exactement quatorze secondes de travail effectif ; ac 
corder le reste de la minute pour les manipulations, 
c’est incontestablement se montrer très large (2'. 
La question de savoir qui l’emportera se pose donc 
plus pressante que jnmais. Pour celui qui connaît l’essor 
pris par les grandes maisons de confections aux Etats- 
Unis, la réponse ne peut pas être douteuse. 
On croit souvent que la diversité de conformation 
des individus nécessite le travail sur mesure et par 
cela même le maintien du métier. Cependant, comme 
nous dit avec raison Aftalion, nous ne sommes 
pas physiquement si dissemblables qu'aucune fabrica 
tion à l’avance ne devienne possible (3). Aux Etats- 
Unis, grâce à la multiplication des standards (ils sont 
trois fois supérieurs à ceux qu’on produit habituellement 
(1) Ib. p. 51. 
(2) Ib. p. 53. 
(3) Albert A ft a lion : Le développement do la fabrique et le trava.l 
à domicile dans les industries de l’habillement. Paris, 1906, p. 19.
	        
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