Full text : Le problème de la marine marchande

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LE  PROBLÈME  DE  LA  MARINE  MARCHANDE.
néficc  net  de  3,141,502  marks  Gg,  soit  291,323  marks  de
plus  ijue  l’aimée  précédente,  et  lait  construire  trois  vapeurs
nouveaux  :  son  dividende  est  de  ii  p.  100,
La  «  Norddeutsclier  Lloyd  »  a  porté  son  capital  à  il\o  millions ­
  de  francs  :  bref,  sur  dix-huit  compagnies,  une,  pour
l’exercice  1899-1900,  a  payé  un  dividende  de  i4  p.  100  ;
deux,  un  dividende  de  ii  p.  100;  huit  ont  distribué  10
p.  100;  quatre,  entre  G  et  7  p.  100;  les  autres,  3  p.  100.
Comment,  devant  de  pareils  résultats,  les  entreprises
maritimes  ne  seraient-elles  pas  en  faveur  outre-Kliin  ?  Les
ca[)itaux  aflluenl  de  l’intérieur  du  pays  vers  les  chantiers,
vers  les  compagnies,  vers  les  armateurs.  L’élan  est  donné  ;
rien  ne  l’arrêtera.  L’expansion  allemande  trouvera  de  plus
en  plus  dans  la  marine  marchande  l’instrument  docile  de
ses  desseins  et  de  sa  volonté.
La  constitution  d’une  flotte  commerciale  puissante  et
rapide  n’a  pas  seulement  rendu  à  l’Allemagne  des  services
économiijues  prodigieux('),  elle  l’a  encore  profondément
servie  au  ¡»oint  de  vue  politique.
Quand  éclatèrent  les  événements  de  Chine,  le  gouvernement ­
  impérial  put,  en  un  court  délai,  sans  désorganiser  ses
services  postaux  ni  gêner  la  navigation  commerciale,  affréter ­
  22  vapeurs,  tous  allemands,  jaugeant  120,5i3  tonnes
brutes,  pour  transjiorter  ses  troupes  à  Takou.
A  la  même  époque,  notre  gouvernement  faisait  flèche  de
tout  bois  pour  assurer  le  départ  de  l’expédition  française,
fouillait,  dans  son  désir  louable  de  n’employer  que  la  marine

(1)  Lr  gouvernement  anglais  a  publié  uii  tableau  comparatif  du  commerce  extérieur
de  l’Allemagne  en  1872  et  Ce  rapport,  dù  à  l’attaciié  commercial  de  rambassa.de
anglaise  à  Berlin,  établit  qu’en  1872  le  commerce  extérieur  allemand  s’élevait  à
6,900,000,000  de  francs  dont  les  4/9  aux  exportations  et  les  b/g  aux  importations.
En  i8gg,  ce  commerce  a  atteint  12  milliards  en  cbilTres  ronds  dont  7  milliards  aux
importations.
Ce  ra¡iport  confirme  que  70  p.  100  du  commerce  extérieur  de  VAllemagne  se  fait  par
la  voie  maritime.
            
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