NOTRE FLOTTE COMMERCIALE.
Gl
pour lui permettre de vivre, de se développer, d’aijir. Cha
cun de nous supporte sa part de cet impôt ou, pour mieux
dire, de ce triluit ; c’est un don volontaire lait par la nation
à son pavillnu, dans l’espoir qu’il soutiendra avec honneur
la lutte sur le marché mondial contre le pavillon étranqer.
Le don n’est pas de médiocre importance ; il va s’autj-
mentant d’année en année, ainsi que l’attestent les docu
ments ofliciels du ministère des linances, et notamment les
tableaux de la direction des douanes. Sous l’empire de la loi
du 3o janvier i8p3 (qui récjit la marine marchande), il a été
en elTet payé par le Trésor : ’
ANNEES.
FUIMES
à la construction.
PRIMES
à la navigation.
1894
1895
189G
1897
1898
1899
Totaux
2,112,5/(2^ 90
2,089,302 00
2,800,678 83
4,ioG,34y 90
5,145,810 99
4,618,845 82
7,064,194 78
6,071,8o8f
7,853,989
8,580,892
9,574,781
I1,882,968
II,800,780
18,245,827
27,9-^2,710^72
60,460,895f
Total général
88,893,614/710
Les crédits votés pour l’année 1900 ont été dépassés ])ai
les demandes; le budget de igoi fixe ainsi la quotité des
primes :
Primes à la consiruclion 5,800,000 fr.
Primes à la navigation 12,200,000
Total 18,000,000 fr.
Il est cerlain que cette somme se trouvera insuílisante ;
(i) M. Piuil lieauregard. rapporteur du luidgel du ministère du commerce (exercice
igoi), donne des cliillies gui dilfèrent de ceux ((u'on vient de lire et qui sont pris dans