LE PROBLÈME DE LA MARINE MARCHANDE.
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maritimes ; elle met à la cliarçje de rarmaleiir les Irais de
traitement des matelots malades, réijlemente la police de la
navigation et priivoit enfin la levée des gens de mer déhar-(piés
d’office (piand l’État réclame leurs services.
La subvention de i fr. par jour d’embargnement et jiar
homme d’équipage ne fut pas réservée aux seuls navires
construits en France ; la commission jugea, eu effet, que l’industrie
de la construct ion avait seulement droit à une prime
distincte formant la compensation des droits de douane.
Selon le mot de M. Dupuy de Lome, elle entendit bien
«mettre les constructeurs sur le même pied que les étrangers
», mais non pas réclamer « la suppression de la concurrence
».
C’est dans les travaux de la commission extraparlementaire
de 1878; dans les propositions de loi qu’elle inspira;
dans les décisions de la commission de* la Ghandue des
députés, qui, en 1877, le principe d’une prime à
l’armement, en donnant toutefois la préférence à la répartition
au tonneau de jauge sur la répartition par lionime
d’é([uipage et par jour d’armement, que la loi du 2g janvier
1881 a puisé sou origine. Préparée par un esprit d’élite,
M. Dupuy de Lome, elle établissait en faveur de l’armement
au long cours des primes à la navigation dont bénéficiaient
même les navires construits à l’étranger et, en faveur des
chantiers français, des primes à la construction.
La loi de 1881 avait été votée pour dix aimées. Après deux
prorogations d’une année chacune, elle fit [ilace à la loi dn
3o janvier 1898.
Législation actuelle. — Cette loi a apporté à la précédente
toute une série de modifications, dont voici les ¡ilus
saillantes(') ; elle admet les navires à bénéficier de la prime
(i) Voir le rapport de la Chambre de commerce de Honlleur, séance du 9 septembre
1897, à la sous-commission d’enquête de la commission extraparlementaire delà marine.