Full text: L' arbitrage international chez les Hellenes

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L’ARBITRAGE INTERNATIONAL CHEZ LES HELLÈNES 
aussi de juger le différend qui s’était élevé entre Sparte et Méga- 
lopolis. 
Gallus cependant transféra la mission d’arbitrer à l’Achéen 
Callicrate, 1 un homme d’une certaine importance politique, sur 
tout à cause de ses relations amicales avec les Romains et aussi 
par la con- sidération dont il jouissait parmi ses compatriotes. 2 
Pausanias, dans ce transfert de la mission de juger, voit une in 
jure faite aux deux parties en désaccord, il croit y voir l’aveu 
que Gallus considérait comme en-dessous de sa dignité, de juger 
dans une affaire semblable. Il semble cependant plus juste de 
croire que justement Gallus avait voulu faire acte de courtoisie 
en transférant le soin de juger à un Grec. 3 D’après l’inscription 
ci-dessus mentionnée, le jugement doit avoir été rendu en faveur 
de Mégalopolis ; ceci concorderait aussi avec la manière de voir 
des Romains qui admettaient qu’il fallait respecter les jugements 1 
antérieurs. 
3° Les Spartiates n’abandonnèrent pas encore leurs prétentions et 
doivent avoir essayé plus tard, par la force des armes, de recon 
quérir ces districts. Ce fut en vain. Il semble que Mégalopolis à 
cette occasion, se soit plainte à la Ligue achéenne dont les deux 
Etats étaient membres, bien que Sparte ne le fut guère que 
nominalement. 
1 Polybe XXXI 9, 6—7 mentionne la double mission donnée à Sulpicius Gallus 
et en même temps qu’à lui à Sergius Silus, sans indiquer le transfert de la mission 
de juger à Callicrate. Pausanias, VII, 11, 2, qui donne ce dernier détail, parle des 
Argiens au lieu des Arcadiens ; on considère généralement ceci comme une faute 
d’écriture, mais on ne peut pas nier qu’il y ait peu de chance pour qu’il y ait 
eu là aussi un différend entre Sparte et Argos. Cfr. Dittenberger S 2 XI, p. 479. 
Bérard loc. cit. p. 13 corrige Argiens en Arcadiens, mais fait une différence entre 
les arbitrages mentionnés par Pausanias et ceux cités par Polybe. Pourtant ceci est 
bien peu vraisemblable, si on admet la rectification. Au sujet de Manius Sergius 
Silus, voir Ruggiero 1. c. p. 247. — 2 Dubois, Les Ligues étolienne et achéenne, 
p. 80. — 3 Niese, Gesch. der griech. und maked. Staaten II, p. 263. — 4 Ditten 
berger S 2 * * n c 304 : ‘Pco|iuxioi><; tarnav àxocpávaaô-av xàv yvcópav, Sion bet xà 
xexpippéva cípev xúpta, cfr. G. Colin, Rome et la Grèce p. 499 8 .
	        
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