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L’ARBITRAGE INTERNATIONAL CHEZ LES HELLÈNES
pour nous. Il y est en effet question accidentellement d’un traité qui
intervint entre Archésine et Naxos et qui remettait le règlement de
toutes les difficultés réciproques à un tribunal d’arbitrage composé
par une 3 ème ville impartiale ; ce traité doit avoir été en vigueur
aussi pour les différends qui pouvaient surgir entre les villes elles-
mêmes. 1 II est décidé dans le contrat que Praxicles, qui avait une
hypothèque sur toutes les propriétés aussi bien publiques que privées
d’Archésine, si les intérêts et les revenus n’étaient pas payés à l’époque
fixée, aurait le droit, sans autre formalité, de procéder à l’exécution
de la sûreté en question, comme s’il avait jugement de condamna
tion définitive prononcée par le tribunal arbitral, conformément au
traité conclu entre Naxos et Archésine. 2
L’une des autres inscriptions 3 parait indiquer qu’un traité sem
blable serait intervenu entre la ville d’Archésine et la ville d Asty-
paleia.
XXXVIII.
Traité d’Arbitrage entre ATHÈNES et la LIGUE BÉOTIENNE.
deux Jugements du milieu et de la fin du III e siècle.
Deux inscriptions trouvées sur l’Acropole parlent d’un traité in
tervenu entre Athènes et la Ligue béotienne qui était tombées d’ac
cord pour faire trancher par l’arbitrage d’une 3 ème ville impartiale
les désaccords qui pourraient surgir.
Dans l’une des inscriptions, 4 nous apprenons comment les parties,
conformément à ceci, se mirent d’accord pour prendre la ville
Lamia comme arbitre. Lamia accepta cette mission et nomma des
juges qui se rendirent dans les villes en désaccord. 5 L’autre inscrip-
1 Hitzig, Altgr. St. V. p. 22, n° 32. — 2 1. 28 xa&àxep btxqv œcpXqxôxcov èv xrp
èxxXqxun TÒ oupßoXov TÒ Nd^icov xat ’Apxeoivécav xéXoç èxoù<îr\v, 1. 36 xa&ânep
ibcpXr\xà>c; bíxryv Ilpcd-ixXet èv xrp ÈxxXqxan xaxà xò öüpßoXov xéXoe; èxoùôqv. — * Rec
d. inscr. jurid. gr. I, p. 322, XV D. — 4 Ussing, Inscr. Gr. ined. Hafniæ 1847, n°
55. Inscr. Gr. II 308. Dittenberger S 2 n° 227. — 5 èxeib^ xoû bqpou xoû ’Aûrpcucov
xai xoû xoivoû xoû Botcoxœv öüpßoXov xotqoapévœv xpôç àXX^Xorq xai éXopévœv è'xxXipov
xfp Aapiécov xôXiv àvebé^axo xaBietv xò bixaoxi\ptov. Ici il semble que le plus naturel
soit d’admettre que la conclusion du contrat a d’abord lieu. C’est une chose