Full text : L' arbitrage international chez les Hellenes

6  —  Publ.  de  P  Inst.  Nobel  norvégien.  I.

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L’ARBITRAGE  INTERNATIONAL  CHEZ  LES  HELLÈNES
pays  ne  devait  pas  être  vendu,  comme  Mélite  l’avait  voulu.  Si  cette
union  cessait,  le  pays  devrait  être  partagé  entre  les  villes  d’après  les
frontières  établies  ;  le  jugement  reconnaissait  à  l’Etat  le  moins  important, ­
  Perea,  le  droit  de  mettre  fin  à  cette  communauté  avec  Mélite ­
  quand  il  le  désirerait  ;  et  d’accord  avec  ceci,  on  établit  l’importance
de  la  part  de  la  dette  commune,  qui  dans  ce  cas  devrait  incomber
à  chacune  des  parties  et  l’importance  de  la  redevance  à  la  Ligue  étolienne,
  ainsi  que  l’organisation  de  la  représentation  de  ces  villes  dans
la  Ligue.  Il  semble  qu’on  peut  conclure  de  cela  que  Mélite  avait
voulu  refuser  à  Perea  le  droit  de  se  retirer  comme  Etat  indépendant.
Le  jugement  devait  être  affiché  en  quatre  endroits,  parmi  lesquels
Delphes  et  Calydon.
Ont  signé  comme  témoins,  les  principaux  membres  du  conseil
étolien,  le  secrétaire  et  l’hipparque  de  la  Ligue  ainsi  que  trois  citoyens
influents.
Cette  affaire  d’arbitrage  doit  être  placée  à  une  époque  où  Mélite
et  Perea  étaient  membres  de  la  Ligue  étolienne.  Elles  y  entrèrent,
ou  bien  sous  le  roi  Demetrios  II, 1  ou  bien  tout  de  suite  après
sa  mort  en  229. 2  Elles  cessèrent  d’être  membres  de  la  Ligue
après  la  deuxième  guerre  Macédonienne  en  196.  Cest  donc  pendant ­
  cet  intervalle  qu’il  faut  situer  cet  arbitrage,  et  plutôt  à
l’époque  qui  suit  immédiatement  l’an  229.  On  a  en  effet  trouvé  plus
tard,  en  1896,  à  Delphes,  une  nouvelle  inscription. 3  Sur  cette  pierre
se  trouve  d’abord  un  récit  d’une  affaire  d’arbitrage,  cette  fois  entre
Mélite  et  une  autre  ville  voisine  Xynée,  ensuite  vient  le  commencement ­
  d’une  copie  de  l’affaire  d’arbitrage  citée  ci-dessus.  En  d’autres
termes  on  a  trouvé  là  1  inscription  qui,  d’après  le  jugement,  devait
être  posée  à  Delphes,  et  ceci  sur  la  même  pierre  où  fut  écrit  le  jugement ­
  entre  Mélite  et  Xynée.  L’arbitrage  entre  Mélite  et  Xynée  devant
être  placé  vers  1  an  225,  on  peut  en  conclure  que  l’autre  arbitrage
publié  en  même  temps  appartient  à  la  même  époque.
1  Niese  1.  c.  II,  p.  274 1 .  -  *  Beloch  1.  c.  III,  1,  p.  661  et  III,  2,  p.  341.  -
:i  Bull.  d.  corr.  hell.  XXV  (1901)  p.  344  et  ss.  Inscr.  gr.  IX,  2  Corr.  205.
            
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