(21)
!<’ OFF,LIMITA DEL DENARO
637
nario, ingenuo, primitivo della coscienza spontanea eon la olabo-
razione, la ricostruzione, o la critica della coscienza riflessa ( 1 ).
II valore della probabilité non è assoluto ina relativo: relativo
ad un dato individuo e a una data sua condizione. I giuocatori,
a malgrado della costanza della speranza matemática e della
Fortuna morale della posta e della vin cita, si decid ono or si or
no a rischiare la loro posta; si decidono dunque non in rela
zóme alla misura obbiettiva della probabilité ma obbedendo al
loro sentimento, a una previsione sentimentale, ad un giudizio
subbiettivo del valore della probabilité. È un problema questo
di psicologia che non m’è accaduto di veder trattato da al cuno :
e non mi sombra debbano essore inféconde quelle indagini po
sitive che vi si volessero tentare ( 2 ).
(1) A. Faooi ; Sully Proudhomme e il conceito di liberta. Rend, del
R. Ist. Lomb. di se. o loti. Serie II. Vol. XLI, I90S.
(2) Me ne venue 1’ idea da una distinzione proposta dal Ruffon
nelia sua “ Arithmétique morale „. Egli dieeva : u On sent bien que c’est
un certain nombre de probabilités qui fait la certitude morale, mais
quel est ce nombre? et pouvons nous espérer de le déterminer aussi
précisément que celui par lequel nous venons de représenter la certi
tude physique? Après y avoir réfléchi, j’ai pensé que de toutes les proba
bilités morales possibles, celle qui affecte le plus l’homme en général
c’est la crainte de la mort, et j’ai senti dès-lors que toute crainte ou
toute espérance, dont la probabilité serait égale à celle qui produit la
crainte de la mort, peut dans le moral être prise pour l’unité à la
quelle on doit rapporter la mesure des autres craintes ; et j’y rapporte
de même celle des espérances, car il n’y a de différence entre I’ espé
ra nce et la crainte, que celle du positif au négatif; et les probabilités
de toutes deux doivent se mesurer de la même manière, de cherche
donc quelle est réellement la probabilité qu’ un homme qui se porte
bien, et qui par conséquent n’a nulle crainte de la mort, meure néarn-
moins dans les vingt-quatre heures. En consultant les Tables de mor
talité, je vois qu’on en peut déduire, qu’il n’y a que dix mille cent
quatre-vingt-neuf à parier contre un. qu’un homme de cinquante six
ans, vivra plus d’un jour. Or comme tout homme de cet âge, où la
raison a acquis toute se maturité et l’expérience toute sa force, n’a
néammoins nulle crainte do la mort dans les vingt-quatre heures,
quoiqu’il n’y ait que dix mille cent quatre-vingt-neuf à parier contre
un, qu’il ne mourra pas dans ce court intervalle de temps ; j’en con
clus, que toute probabilité égale ou plus petite, doit être regardée
comme nulle, et que toute crainte ou toute espérance qui se trouve au-