Full text: L' ofelimità del denaro

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!<’ OFF,LIMITA DEL DENARO 
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nario, ingenuo, primitivo della coscienza spontanea eon la olabo- 
razione, la ricostruzione, o la critica della coscienza riflessa ( 1 ). 
II valore della probabilité non è assoluto ina relativo: relativo 
ad un dato individuo e a una data sua condizione. I giuocatori, 
a malgrado della costanza della speranza matemática e della 
Fortuna morale della posta e della vin cita, si decid ono or si or 
no a rischiare la loro posta; si decidono dunque non in rela 
zóme alla misura obbiettiva della probabilité ma obbedendo al 
loro sentimento, a una previsione sentimentale, ad un giudizio 
subbiettivo del valore della probabilité. È un problema questo 
di psicologia che non m’è accaduto di veder trattato da al cuno : 
e non mi sombra debbano essore inféconde quelle indagini po 
sitive che vi si volessero tentare ( 2 ). 
(1) A. Faooi ; Sully Proudhomme e il conceito di liberta. Rend, del 
R. Ist. Lomb. di se. o loti. Serie II. Vol. XLI, I90S. 
(2) Me ne venue 1’ idea da una distinzione proposta dal Ruffon 
nelia sua “ Arithmétique morale „. Egli dieeva : u On sent bien que c’est 
un certain nombre de probabilités qui fait la certitude morale, mais 
quel est ce nombre? et pouvons nous espérer de le déterminer aussi 
précisément que celui par lequel nous venons de représenter la certi 
tude physique? Après y avoir réfléchi, j’ai pensé que de toutes les proba 
bilités morales possibles, celle qui affecte le plus l’homme en général 
c’est la crainte de la mort, et j’ai senti dès-lors que toute crainte ou 
toute espérance, dont la probabilité serait égale à celle qui produit la 
crainte de la mort, peut dans le moral être prise pour l’unité à la 
quelle on doit rapporter la mesure des autres craintes ; et j’y rapporte 
de même celle des espérances, car il n’y a de différence entre I’ espé 
ra nce et la crainte, que celle du positif au négatif; et les probabilités 
de toutes deux doivent se mesurer de la même manière, de cherche 
donc quelle est réellement la probabilité qu’ un homme qui se porte 
bien, et qui par conséquent n’a nulle crainte de la mort, meure néarn- 
moins dans les vingt-quatre heures. En consultant les Tables de mor 
talité, je vois qu’on en peut déduire, qu’il n’y a que dix mille cent 
quatre-vingt-neuf à parier contre un. qu’un homme de cinquante six 
ans, vivra plus d’un jour. Or comme tout homme de cet âge, où la 
raison a acquis toute se maturité et l’expérience toute sa force, n’a 
néammoins nulle crainte do la mort dans les vingt-quatre heures, 
quoiqu’il n’y ait que dix mille cent quatre-vingt-neuf à parier contre 
un, qu’il ne mourra pas dans ce court intervalle de temps ; j’en con 
clus, que toute probabilité égale ou plus petite, doit être regardée 
comme nulle, et que toute crainte ou toute espérance qui se trouve au-
	        
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