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autres, le Wurtemberg se montrait désireux de com
biner avec un traité de commerce un traité sur le
droit de s’établir réciproquement les uns chez les
autres, sans pouvoir amener la Bavière à partager sa
manière de voir; et quand enfm il eut été décidé,
que ces matières seraient disjointes, la jonction mo
mentanée des deux traités et la subordination res
pective établie entre eux avaient lait introduire dans
le traité de commerce en faveur des produits suisses
certaines dispositions fiscales, qui déterminèrent la
Prusse, la Saxe, le Hanovre et le Grand-Duché de
Hesse, à refuser leur assentiment à celle convention,
quoiqu’elle fût déjà paraphée. Peut-être la nature
des dispositions qui firent grief ne justifiait-
elle pas suffisamment un parti aussi extrême;
mais l’excitation des esprits était si grande, qu'elle
enlevait les moyens d’elfacer les écarts d’opinions
môme les plus insignifiants. Comme il ne fallait
pas cependant mettre en péril les bons rapports
commerciauxexistant avec la Suisse, on tomba d’ac
cord qu’on se ferait réciproquement et jusqu à la
conclusion d’un traité prochain l’accueil de la na
tion la plus favorisée et qu'on adjugerait à chacune
des parties les avantages de douane concédés par
l’autre à la France. Les intéressés vécurent assez
longtemps sur cet arrangement; et ce n est qu eu
1868, après que l’association douanière eut été re
nouvelée par le célèbre pacte du 8 juillet 1867, dont
nous aurons à parler bientôt, que la Prusse repi it