L’ARBITRAGE, INTERNATIONAL CHEZ LES HELLÈNES
sions plus à fond l’histoire de l’Hellade pendant l’époque qui va de
500 à 700 avant T. C, ceci y trouverait sans doute une confirmation.
A cette époque comme nous l’avons dit, on peut vraiment parler
d’un système d’états libres se reconnaissant mutuellement, et en
relations réciproques très animées ; c étaient là des conditions parti
culièrement favorables pour l’application de 1 arbitrage. Il n est pas
moins intéressant de voir que c’est Athènes qui plus que tout autre
état prend la tête de ce mouvement ; Athènes est partie dans trois
des cinq cas d arbitrage que nous connaissons et encore dans les
trois plus importants.
Comme on le voit, toutes ces applications anciennes de 1 arbitrage
sont d’espèce compromissoire ; c’est donc avec 1 arbitrage compro
missoire que débute l’histoire de l’arbitrage international.
3. APPLICATIONS DE L’ARBITRAGE AU V« SIÈCLE.
Quand on arrive à l’époque des guerres Perses, les événements
changent en partie de caractère. Au V e siècle l’intérêt capital
ne s’attache plus comme précédemment aux cas isolés d’arbitrage
même si particulièrement importants. Il y sans doute aussi à cette
époque des sentences arbitrales et d’une telle nature qu elles ont
leur intérêt ; mais ce n’est plus là que se trouve désormais le centre
de gravité. Nous sommes arrivés à une nouvelle époque, l’époque
des grandes hégémonies nationales ; le monde grec ne forme plus
une système d’état assez bien équilibré. Les états dans la mère patrie
et dans les régions avoisinantes se groupent maintenant autour de
l’une des deux grandes puissances qui sont sorties des guerres perses,
Sparte et Athènes. Et la caractéristique est maintenant de voir com
ment ces deux puissances essaient de trouver dans l’arbitrage un
moyen d’éviter des ruptures perpétuelles entre elles. Nous nous
trouvons à une époque où on s’essaie aux traités d’arbitrage perma
nent. Le résultat pratique de ces efforts n’est sans doute pas grand,
mais ceux-ci ont droit à toute notre attention, aussi bien au point
de vue réel qu’au point de vue formel.