DES ORIGINES DU ZOLLVEREIN.
25
el de l’Angleterre que contre celui de l’Allemagne.
Les droits y sont établis d’après le poids. Comme au
jourd’hui les nations étrangères n’envoient guère à
la Prusse que des marchandises fines, tandis que les
États allemands limitrophes, dont les fabriques ont
été retardéespar laconcurrenceniiglaise, n’y placent
que des produits communs et pesants, le droit qu’ac- ^
quittent les étrangers ne ressort qu’à environ 6 0/0,
tandis que les Allemands payent généralement de 25
à 30 et même 50 0/0, ce qui équivaut à une pro
hibition.
« Le droit de transit n’est pas moins onéreux; les
tissus de laine ordinaire, par exemple, payent un
droit qui ressort à 4 et demi 0/0. L’Allemagne en
tière se trouve ainsi tributaire de la Prusse pour
toutes les marchandises qui transitent par le Ithin,
le Weser et l’Elbe et qui vont aux foires de Leipsick,
de Naumbourget de Francfort.
« Toutefois ou revient promptement sur celte pre
mière impression, en pensant que le maintien d’une
telle législation serait la ruine totale du commerce
allemand et que, par suite, elle est en contradiction
manifeste avec l’esprit fédéral. On est donc iuvolon-
fanemenl conduit à supposer qu’un gouvernement
libéral comme celui de la Prusse, qui par la conti
gu ration de son territoire doit plus que tout autre
désirer l’entière liberté du commerce en Allemagne,
nourrit la grande pensée de provoquer, parson sys
tème de douanes, les autres États allemands à s’en-