414 l’ALLEMAGNE ÉCONOMIQUE.
mesure, de cet état des choses et des esprits, si peu
profitable à ses projets. Car étroitement uni dans la
question du Schleswig-Holstein à la Prusse, dont il
recevait l’impulsion, il n’avait plus depuis quelque
temps donné signe de vie dans le domaine corn mer
cial autrement que par l’élaboration d’un projet de
tarif, adressé par lui vers la tin de l’année 1863 a tous
les gouvernements associés, sans néanmoins qu’il
s’employât sérieusement à le faire aboutir. Ce n’est
qu’en mars 1864, que se place la rencontre qui eut
lieu, h son incitation, dans la ville de Prague entre
un commissaire autrichien, le baron de Hock, et un
envoyé prussien, le conseiller intime Hasselbacli,
lesquels arrivèrent au bout de peu de jours à des ré
sultats complètement négatifs. Aussi quand, à la suite
des derniers développements présentés par la Prusse,
et sommairement reproduits tout a 1 heure, la con
férence de Berlin eut été ajournée jusqu’au 16 avril,
les coalisés attendirent-ils de la part de l’Autriche
quelque nouvelle manifestation, trop lente à se pro
duire au gré de leur impatience ; mais ils attendi
rent en vain, et n’eurent à enregistrer qu’une cir
culaire du 16 avril, dans laquelle étaient posées aux
gouvernements amis quelques questions oiseuses,
depuis longtemps résolues par les événements écou
lés.
La reprise de la conférence berlinoise a\ait été
sur ces entrefaites reculée jusqu au 2 mai, à la de
mande de la Bavière, qui se fondait sur 1 absence ino-