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l’alléMAGNlî ÉCONOMIQUE.
avec un remaniemenl correspondant de la convention
passée avec la France. Cédant au désir du cabinet
autrichien, la Bavière fit partir pour Vienne deux
plénipotentiaires qui, comme s’ils avaient toutefois
reçu plus tôt mission de s’éclairer sur les dernières
intentions de l’Autriche, que d’entrer avec elle dans
un débat approfondi, se contentèrent de recueillir
ses propositions, et se retirèrent au bout de quelques
jours déjà, sans s’être le moins du monde expliqués
sur leur contenu, mais non sans avoir dans un mémoire
très-curieux, ([u’ils déposèrent durant leur
séjour, pris texte de la guerre fratricide, qui ensanglantait
alors les États-Unis du Nord, pour en rapprocher
le chaos germanique, et représenté sous des
couleui s dont l’événement devait bientôt justifier les
tons farouches, les suites inévitables du dualisme,
qui en Allemagne s’asservissait la politique commerciale.
Cependant les entrevues de Vienne et les derniers
plans exposés par l’Autriche devaient finir par
donner aux Bavarois et à leurs consorts la conviction
que celte puissance n’entendait ¡»lus, en politi([ue
commerciale, mettre au service d’un but déterminé
l’indomptable énergie dont elle avait fait
preuve en 1853, et bien que l’Autriche, la Bavière,
le Wurtemberg, la Hesse-Darmstadt et le Nassau reprissent
encore le même thème à Munich au commencement
de juillet, il n’y avait plus là, a vrai dire,
qu’un vain appareil, donnant reluge a des volontés
plus qu’attiédies de part et d’autre, et destiné selon