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et de l’émission de ses propres billets, représentant
l’avance consentie et l’or, l’argent ou les marchandises
déposés dans ses caisses.
Par suite de crises amenées par le remonnayage et
d’autres causes, la circulation de la Banque augmenta,
et ses ressources n’étant pas toutes liquides, elle ne put
pas toujours faire face au paiement en espèces de ses
billets, de sorte que quelques années après son établissement
ses “ notes ” faisaient 20 °/ 0 d’escompte.
Attirés par ces facilités nouvelles et voyant tout
le profit qu’ils pouvaient tirer de ces fluctuations considérables,
les spéculateurs affluèrent de toutes parts et
l’agiotage devint une occupation nouvelle.
Les “notes” émises par la Banque, en échange de
l’emprunt fait au gouvernement, eurent alors des mouvements
constants dépendant de l’état des ressources du
pays et du résultat des guerres entreprises par le souverain.
Ce serait sortir du sujet que nous nous sommes
proposé de traiter que de parler ici de l’accroissement
de la dette publique et de l’importance que prit la
Banque d’Angleterre, par suite de chartes successives
et de l’augmentation de son capital, mais il était
nécessaire de remonter à son privilège pour trouver
l’origine de la spéculation et les motifs qui ont nécessité
l’établissement du Stock Exchange.
Pendant plusieurs années les affaires se traitèrent
dans la cour même de la Banque, mais bientôt l’affluence
devint telle que les principaux marchands durent
changer leur lieu de rendez-vous et se réfugier dans
Change-Alley.