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monde, les mines d’or du Sud de l’Afrique en sont un
exemple, donne un produit, représenté par un titre d’une
transmission facile, d’une valeur intrinsèque appréciable,
qui vient peser dans la balance des transactions, et
qu’on ne peut négliger.
Si nous considérons les rapports entre l’Angleterre
et la France, nous trouvons que la balance du commerce
est, depuis longtemps, en faveur de cette dernière, et
qu’elle vend à l’Angleterre plus qu’elle ne lui achète.
Cette balance ne peut être acquittée en marchandises,
elle ne l’est pas non plus, comme on sait, en
envois d’or, et le remploi doit se faire, pour la plus
grande partie, en titres.
En examinant les valeurs traitées à Londres, on voit
que certaines d’elles, qui avaient autrefois un marché
très large sur le Stock Exchange, semblent avoir émigré
graduellement, et que les cours d’ici ne sont, le plus
souvent, qu’un écho de ceux de Paris. L’Espagnol, le
Russe, le Turc et le Tinto, par exemple, sont plus ou
moins dans ce cas.
On se rappellera aussi le nombre considérable
d’actions minières qui sont passées, en quelques années,
dans les portefeuilles français (on les a évaluées à plus
de ^50,000,000), sans que ces achats aient nécessité un
déplacement inusité de numéraire.
C’est ce qui se passe encore à l'heure actuelle pour
les Consolidés, auxquels le Continent s’intéresse de plus
en plus, par suite de la dépréciation des cours.
L’Italie, qui est entrée dans une ère de prospérité
rachète graduellement ses propres titres, et les Méridionaux,
les Chemins italiens, le Cavour, qui avaient à un