s
limitée puisque les membres n’étaient admis qu’à l’élection
et étaient arrivés à payer une contribution annuelle
assez forte.
Le gouvernement comprit bientôt tous les services
que pouvait lui rendre, dans ses rapports avec le public,
une institution présentant de telles garanties.
Le pays était alors engagé dans les guerres du
premier empire, et il lui fallait à tout moment recourir
à l’emprunt pour se procurer les sommes nécessaires à
soutenir la lutte. Le Stock Exchansfe était le meilleur
medium entre l’Etat et le public, et presque tous les
emprunts émis au commencement du siècle furent souscrits
par son intermédiaire.
Son influence fut un moment prépondérante, mais il
était à craindre qu’après la conclusion de la paix son
importance ne diminuât, les emprunts devant cesser et
causer par suite un ralentissement des affaires.
Le contraire se produisit et le Stock Exchange
devint de plus en plus nécessaire, son établissement
n’étant pas dû à une fantaisie temporaire, mais étant le
résultat de l’accroissement énorme des affaires pendant
les dernières années.
Attiré par le taux d’intérêt élevé payé par les
gouvernements étrangers, le public trouva un nouvel
emploi de ses capitaux, et les fonds d’Etats firent fureur
pendant un certain temps.
Lorsque cette vogue s’apaisa, un nouveau champ
s’ouvrit aux spéculateurs lors de l’ouverture des premières
lignes de chemins de fer en 1830. Le succès
dépassa toutes les espérances et de nouvelles Compagnies,
la plupart éphémères, se formèrent journelle