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ment. Le public se disputa les actions et la spéculation
recommença de plus belle.
On comprit bientôt que les chemins de fer avaient
un grand avenir devant eux, mais qu’il faudrait attendre
de longues années avant d’en retirer un revenu rémunérateur.
Il y avait en effet tout à créer, la construction de
la ligne, l’achat du matériel, le maintien d’un personnel
nombreux, et dans la plupart des cas on s’aperçut bientôt
que le capital souscrit était insuffisant à pourvoir à tous
ces besoins.
Il fallut se procurer de nouvelles ressources, créer
de nouveaux titres et hypothéquer les propriétés déjà
acquises, afin de poursuivre l’entreprise.
Les premiers souscripteurs furent les premiers à
souffrir et pendant de longues années désespérèrent de
jamais retirer un intérêt quelconque des capitaux qu’ils
avaient engagés dans la nouvelle affaire.
Malgré toutes ces difficultés, les gens bien avisés
ne perdirent pas confiance, et toute nouvelle demande
trouvait des capitaux prêts à être employés.
Bien que désastreux pour une certaine classe de
porteurs, cet état de chose devint une source de revenu
et de prospérité pour les courtiers en général.
Ce déplacement de capitaux et la création toujours
croissante de nouveaux titres donna un élan considérable
à la spéculation et l’importance du Stock Exchange
s’en accrut d’autant plus.
Vers le milieu du siècle un nouveau facteur vint encore
accroître dans des proportions très importantes la
liste des valeurs se traitant sur la place de Londres.