Full text: Compte rendu des travaux de la Chambre Syndicale pendant lʹannée 1926

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le poids du papier, savoir dans quelle langue les formules 
étaient écrites, si c’était en français, en anglais, déclarer à part 
lés vignettes, le papier d’étain, tenir compte de la surtaxe 
d’entrepôt parce que la marchandise avait passé par Anvers ; 
il y avait deux pages de chiffres et de calculs !.. 
Eh bien ! nous demandons que toutes ces formalités soient 
simplifiées, nous demandons surtout que l’Administration 
guide les importateurs au lieu de les laisser patauger 1nisé- 
rablement. Car vous savez ce qui se passe. Alors qu’en Allema- 
3ne, par exemple, l'employé des douanes est tenu par les 
règlements de collaborer à la déclaration, chez nous au 
contraire le vérificateur n’a d’autres instructions que de mettre 
à la disposition des importateurs les textes en vigueur : tarif 
des douanes, observations préliminaires, notes explicatives, 
bref, un fatras où les initiés eux-mêmes ont bien du mal à se 
reconnaître. 
C’est un régime regrettable ; nous sommes décidés à faire 
campagne pour obtenir une modification profonde en ce qui 
concerne ce point-là. Ce règlement date de 1791, il a assez 
vécu pour qu’on l’enterre. (Applaudissements). 
Les taxes de chancellerie. — De même nous demanderons 
une modification profonde du régime des visas consulaires et 
des taxes de chancellerie. Si vous voulez, par exemple, envoyer 
un colis postal en Turquie, il vous faudra produire une facture 
dont le visa vous coûtera 120 francs. Votre colis vaut peut-être 
seulement 40 ou 50 francs, vous avez. quand même 120 francs 
de visa consulaire à payer. Pour le Guatémala c’est, je crois, 
3 % de la facture, plus un dollar au cours du change ; pour. le 
Mexique, 5 % de la valeur, il y a à peu près autant de législa- 
lions qu’il y a de pays de destination. 
Si vous ajoutez à cela qu’il faut produire cinq factures 
établies dans la langue du pays de destination, les faire certi- 
fier, vous verrez ce qu’il faut de temps pour accomplir toutes 
ces formalités : et vous comprendrez que l’exportateur bien 
souvent aime mieux renoncer à faire l’opération. 
Oui, mais quand nous nous tournons vers le Gouvernement 
pour lui demander de mettre fin à ce régime intolérable, il 
nous rappelle que nous sommes, en matière de visas consulaires 
et de taxes de chancellerie, sur le terrain de la réciprocité. Il 
nous rappelle aussi que ces taxes, quand il s’agit d’importa- 
tions en France, constituent la principale,- sinon la seule 
ressource de nos postes consulaires. Il y a là une situation 
délicate à laquelle il importe de trouver un remède. Et quand 
11. LA POLITIQUE DOUANIERE ET LES ECHANGES INTERNATIONAUX
	        
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