SUPPRESSION SECOURS CHOMAGE. INSTITUTION SECOURS ALIMENTAIRE 183
MopEs
Secours Chômage Secours Alimentaire
8 à 10 francs... 24,21 p. c. 6 à 8 francs... 24,65 p. c.
4à 6 francs... 2117». €. 14 à 16 francs.... 15,35 p. c.
10 à 12 francs... 15 p.ce. 20 à 25 francs.... 12,18 p. c.
L’augmentation pouvait se chiffrer pour la province par 59 pour
cent.
Les tableaux G. et H. nous donnent des indications plus détaillées
en ce qui concerne la répartition des ménages d’après le secours
accordé par quinzaine par le Comité National.
L’effort local venait ajouter un supplément intéressant au secours
de quinzaine alloué par le Comité National. On désignait ainsi, comme
nous l’avons dit, les allocations accordées aux secourus et qui étaient
couvertes au moyen de fonds recueillis par les organismes locaux.
Ces fonds provenaient de dons particuliers, de subsides de la com-
mune ou d’établissements d’utilité publique (bureaux de bienfaisance,
hospices) et des bénéfices de l’alimentation.
Ces allocations comprenaient notamment :
19 Des secours distribués en espèces ou portés sur les livrets de bons
ou encore accordés sous forme de bons de marchandises (viande,
denrées, charbon).
20 Des réductions sur le prix de la soupe.
30 Des réductions sur le prix du pain ou sur le prix
u charbon ; ainsi que des interventions spéciales en nature (lait
œufs, fortifiants) aux malades.
D’après le rapport général du Comité National, l’effort local s’est
élevé, pour la Belgique, au 31 décembre 1918, à 610.105.964 fr. 67.
Dans la province de Liége, 202 Comités locaux sur 334 se faisaient
un honneur de prendre leur part d’intervention dans le Secours Ali-
mentaire. Il faut citer notamment la Ville de Liége qui, sous forme
de réduction sur le prix du pain, allouait en fait des sommes énormes
aux secourus.
Les Comités provinciaux intervenaient de leur côté pour une
large part dans ces suppléments.
Nous avons vu que le Comité National s’était efforcé en vain d’obte-
nir des autorités allemandes que le Secours Alimentaire fût augmenté,
vu la hausse énorme du prix des denrées alimentaires et des objets de
première nécessité.
En présence du refus de l’administration civile, on éleva indirecte-
ment les secours par l’effort local, qui, aidé du Comité provincial,
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