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LE PÉROU ÉCONOMIQUE
qu’ils sont, s’ils faisaient un service régulier, pourraient
rendre les plus grands services.
De Puerto Victoria à Masisea, on ne rencontre que quelques
établissements plus ou moins récents, aussi les ressources
sont-elles peu abondantes sur tout ce parcours
lorsqu’il est opéré en canot. De Masisea à Iquitos le
trajet se fait facilement et commodément en 5 jours (1).
D’Iquitos à Para, à 188 kilomètres de l’Atlantique il y
a 3.656 kilomètres que l’on descend en 8 jours s’il n’y a
pas trop d’escales.
Outre la voie du Pichis proprement dite, il existe encore
deux chemins convergeant à Puerto Victoria sur le
Pachitea, ce sont : les voies du Mairo et du Chuchurras
dont on dit le plus grand bien et qui sont appelées à compléter
la voie du Pichis, en assurant des communications
plus rapides entre le centre du Pérou et la Montana. La
voie du Chuchurras (2) faciliterait grandement, paraît-il,
la colonisation de la plaine del Sacramento.
En résumé, la voie centrale répond à une nécessité
absolue de communiquer rapidement avec Iquitos ; le gouvernement
le comprend si bien, qu’il fait les plus grandes
concessions pour parvenir à ce résultat. Des garanties
d’intérêt avec terrains, franchises et privilèges considérables,
sont accordées aux compagnies qui créent des
(1) Sur les affluents péruviens de l’Amazone, insuffisamment connus,
on ne navigue pas la nuit.
(2) Il existe encore divers tracés, entre ceux autres du Péréné, du
Pangoa; la voie de Ayacucho ayant son port sur l’Apurimac, la voie du
Péréné permettrait de tenter la colonisation du Grand Pajonal, où il nous
semble qu’il y aurait fort à faire.
En réalité, on peut dire que malgré les études faites sur les principales
rivières, le service de la navigation est encore à organiser complètement,
les notes établies ne donnant qu’un aperçu de la question. Pour
l’instant il paraît superflu de discuter sur les avantages présentés par
l’une ou l’autre de ces voies, avant que des études plus complètes aient
été faites.