LE PÉROU ÉCONOMIQUE
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tion des départements d’Ayacucho et de Huancavelica.
On trouve dans les environs plus de cent haciendas où
se fabriquent du vin et des liqueurs d’exportation, et quel
ques verreries qui font de brillantes affaires. Plusieurs
ruines d’aqueducs incas, remarquables par l’habileté de la
construction, se voient aussi à quelque distance, quelques-
uns ont été restaurés. Lapopulation d’ica estde 15.000 habi
tants environ.
IV. — Moquegua, chef-lieu de la province littorale de ce
nom, n’a qu’une population de 8.000 âmes à peine ; comme
dans les environs d’ica, il y a dans les riches vallées de
Sama, LocuMBAet Moquegua de grands vignobles qui pro
duisent des vins très estimés. Sur les versants de la Cor
dillère occidentale, toute proche, il existe des mines d’ar
gent et de cuivre qui ne sont pas exploitées en raison de
la grande difficulté des transports.
La ville de Moquegua était, avant la triste guerre du
Pacifique (1880-1883), reliée au port d’Iuo ou de Pacocha
par un chemin de fer de 100 kilomètres ; les Chiliens détrui
sirent la ligne, et, considérant que les rails et le matériel
roulant valaient mieux que des pendules, s’en emparèrent
comme de butin de guerre.
Souvent bouleversée par des tremblements de terre,
cette contrée jouit cependant d’un climat salubre, mais au
point de vue végétal et animal, c’est un des plus pauvres
départements du Pérou quoique tout y pousse à merveille
lorsque la terre est arrosée. On parle de faire ou de re
faire plutôt autour de Moquegua d’importants travaux
d irrigation semblables à ceux construits par les Incas •
souhaitons, pour cette région si souvent éprouvée à divers
titres, la réalisation de ces projets. Quant à la ligne
ferrée, depuis vingt ans, on parle de la reconstruire et de
la prolonger jusqu’aux districts miniers situés à l’est,