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LE PÉROU ÉCONOMIQUE
environs des villes, se transforment en chemins poussié
reux semés de pierres et d’ornières, absolument impropres
au trafic roulant.
Parmi les chemins utilisables pour tous genres de véhi
cules, et dans le cours desquels la superficie du sol ne pré
sente aucune sinuosité, on peut citer tous ceux qui se
trouvent dans la zone delà Costa; et parmi ceux-ci, la
route qui commence au petit port de Supe pour aboutir
dans les faubourgs de Lima à peu de distance des collines
de Amancaes qui dominent la ville, avec le Cerro San
Cristobal. Ce chemin a une longueur de 167 kilomètres ;
il longe tout d’abord la mer à une distance d’un kilomètre
pour s’en écarter peu à peu jusqu’à une distance de 10 kilo
mètres.
Les parties fertiles de cette route se trouvent dans les
vallées de Supe, Huaura, Huacho, Ghancay, Pasamayo.
Ces points sont séparés par des arenales ou plaines de
sables d’aspect aride et monotone surtout pendant l’été. Le
plus long de ces sortes de déserts est celui qui s’étend de
Huacho à Chancay. Malgré tout, la route est à peu près
bonne.
Le gouvernement péruvien, conscient des inconvénients
que produit le manque de moyens de communication, fait
de grands efforts pour y remédier. Pour l’étude de nouvelles
routes, il a organisé un corps des ponts et chaussées dé
pendant du ministère des Travaux publics (Fomento).
Il encourage l’établissement de voies de communication,
soit par intervention pécuniaire directe, soit par l’octroi
de concessions de terrains en échange de la construction de
routes, — concessions do terrains à caoutchouc ; soit enfin
par la garantie donnée aux capitaux employés à la cons
truction de chemins de fer, d’un intérêt de 6 ou 7 pour 100
ou du versement d’une annuité payable pendant 20 ans