142
LE PÉKOU ÉCONOMIQUE
>
de 36 kilos ; cuves, chaudières et autres ustensiles qui
sont employés pour recueillir le caoutchouc.
Toutes les autres marchandises paieront 30 pour 100
sur la valeur fixée par le tarif, exception faite des bijoux
d’or et d’argent montés avec pierres précieuses.
Le caoutchouc qui s’exporte par les douanes amazo
niennes paie, quelle que soit sa catégorie, un droit de
20 centavos (0 fr. 50) par kilo (poids brut), ou 24 cen-
tavos (0 fr. 60) poids net, quand il n’est pas emballé en
caisse.
IX. — Suivant la loi du 18 mars 1876, Vinstruction
publique est officielle, libre ou particulière. L’enseigne
ment se divise en primaire, secondaire et universitaire.
L’enseignement primaire est gratuit et obligatoire. On
compte au Pérou six universités, cellesde Lima, Arequipa,
Trujillo, Cuzco, Puno, Ayacucho, où existent des facultés
de droit, théologie, médecine, des sciences, des lettres et
de philosophie.
Il y a des écoles normales de fondation récente, des
écoles d’Arts et Métiers, d’Agriculture, de Commerce, de
Mines, de Beaux-Arts, Ecole Navale, Ecole Militaire.
Parmi les écoles spéciales, nous citerons encore : l’Ecole
spéciale de constructions civiles et de mines qui possède
une importante collection géologique, minéralogique et
paléontologique, l’Ecole militaire d’application, l’Ecole de
contremaîtres du Cerro de Pasco, l’Ecole Nautique de
Païta et le Jardin Botanique.
Malgré tous ces établissements, dont plusieurs sont de
fondation récente, il faut, pour être exact, reconnaître que
l’instruction publique a été longtemps entièrement délaissée
au Pérou, et qu’elle est loin d’être aussi avancée que dans
la République Argentine et au Chili. Jusqu’à ces derniers
temps, le Pérou pouvait figurer dans toutes les statisti