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LE PÉROU ÉCONOMIQUE
d’eau coule plus à l’est et parallèlement au Palcazu, mais
il est certain que, dans l’avenir, les partisans du Chu-
churras obtiendront la construction d’un embranchement,
car ce point est le plus rapproché du chemin de fer de la
Oroya et des principales villes du Pérou central.
XIY. — L’Apurimac a sa source dans la Cordillère
occidentale sur le plateau de Condoroma, entre les dépar
tements de Cuzco et d’Arequipa, il reçoit I’Urubamba, le
Paciiacaca, le Paucartambo, le Pampas, le Mantaro, le
Perené, le Tambo, etc.
L’Apurimac qui, comme toutes les rivières citées, roule
pendant l’hiver des masses liquides considérables, offre
aussi comme celles-ci de nombreux rapides et des pro
fondeurs très variables pendant l’été, il serait donc exagéré
de dire que la navigation à vapeur peut y être assurée
toute l’année, sans que quelques modifications soient
apportées à son cours. On peut cependant arriver à la
jonction du Tambo et de l’Urubamba en descendant le
cours de l’Apurimac (1), de I’Eni et du Tambo, ces rivières
n’offrant aucune difficulté sérieuse à la navigation. Toute
la région arrosée par ces rios est d’une richesse inouïe,
indescriptible ; dans ces contrées, s’étendent des plaines
immenses couvertes d’une végétation incomparable.
Ces cours d’eau sont navigables toute l’année pour des
radeaux et des canots ; l’emploi de petits vapeurs à aube,
ne calant pas plus de 0 m. 70, serait des plus heureux.
XV. — Le Perené est un affluent de l’ouest du Tambo
qui vient de la pampa de Chanchamayo, région riche et
fertile où il existe une colonie florissante et un certain
(1) L’Apurimac, qui prend le nom d’Eni après sa jonction avec le
Mantaro, peut desservir directement le riche département d’Ayacucho,
mais elle nous paraît un peu éloignée pour servir utilement les intérêts
commerciaux de Cuzco, qui le seront plus facilement par l’Urubamba.