LE PÉROU ÉCONOMIQUE
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nombre de riches haciendas, mais ce cours d’eau n’est
navigable que près de son embouchure et à peu de distance
du confluent du Pangoa.
XVI. — Toutes les régions comprises entre le Alto
Ucayali, le Pachitea et les autres affluents déjà cités,
sont situées dans la première partie du versant oriental et
par conséquent jouissent d’un climat salubre ; il n’est pas
de contrée plus intéressante par la valeur de ses produc
tions naturelles et par la fertilité fabuleuse du sol. Tous
les voyageurs qui ont traversé ces territoires sont una
nimes à reconnaître qu’ils sont préférables à tous les
autres pour des entreprises d’exploitation et même de
colonisation.
Entre l’Ucayali et le Pichis, on trouve un plateau
immense appelé le Gran Pajonal. Cette région, autre
fois colonisée par les Jésuites, est redevenue le domaine
des Indiens Campas, desquels, avec de bons traitements
et en leur laissant une grande liberté, on pourrait se faire
d utiles auxiliaires. Le Pajonal, comme son nom l’indique,
l'enferme des plaines étendues couvertes de riches pâtu
rages où les troupeaux se sont propagés depuis. A la
suite de la révolte de 1747, les missions durent être
abandonnées.
Sur la rive droite du Pichis s’élève le Cerro de San
Carlos, où l’or est très abondant; il en est de même du
Cerro de San Matias qui se trouve sur la rive gauche du
même fleuve, à peu de distance du Pachitea.
Ee « Cerro de la Sal » qui, comme son nom l’indique,
P°ssède de riches gisements de sel, sépare le bassin du
f ichis de celui du Perené et du Chanchamayo. Dans toute
la région désignée plus haut, on trouve en abondance le
caoutchouc, la coca, le quinquina et tous les autres pro-
^aits de ces contrées dont nous parlons plus loin; le