Full text: Le Pérou économique

LE PÉROU ÉCONOMIQUE 
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tion stricte de ne pas abattre les arbres et de n’user que 
de la saignée, comme cela se pratique dans les exploita 
tions bien comprises et bien dirigées. 
Les propriétaires de grandes estradas, les sociétés con 
cessionnaires de grandes exploitations, ont des employés 
spéciaux charger d’inspecter périodiquement les estradas 
et de contrôler le nombre de tejelinas qui sont placées sur 
les arbres, et l’état de ceux-ci. 
On calcule la production moyenne d’un hevea à 5 kilos 
de caoutchouc fin par semestre. Celle de la orco-shiringa 
à 3 kilos. Enfin, celle des autres arbres : manihot, 
landolphia, hancornia, jusqu’à 45 kilos d’une seule fois, 
puisqu’ils sont abattus par les caucheros. La récolte d’un 
seringueiro exploitant l’hevea andeneuse peut s’élever à 
600 ou 700 kilos en 7 mois de travail. 
Dans tout le bassin de l’Amazone, on emploie comme 
unité de mesure, dans le commerce, Varroba portugaise 
qui est de 15 kilos; les prix sont sujet à de grandes fluc 
tuations, mais d’une façon générale ils ne sont guère infé 
rieurs aux chiffres suivants qui étaient dernièrement ceux 
des marchés de New-York : 
Gaucho (1) Iquitos 4 fr. 70 à 5 fr. » la livre. 
Caucho du Madré de Bios. . 3 fr. 65 — 
Jebe fino ou fine para .... 6 fr. 20 à 6 fr. 50 — 
fie Weak fine, produit du orco 
shiringa 6 fr. » — 
Le Sernambv 4 fr. 85 — 
Prise dans les rivières, la gomme se paie généralement 
de 2 fr. 50 à 3 francs de moins par kilogramme. 
Le seringueiro parti à cinq ou six heures du matin a gé- 
(1) Dans la classification des gommes on nomme jebe fin ou para fino 
le caoutchouc extrait des heveas et caucho ou cahucho celui extrait do 
tous les autres arbres, sauf l’orco-shiringa qui a nom weak fine.
	        
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