LE PÉROU ÉCONOMIQUE
concession en payant un canon (1) annuel conformément
à la loi; par adjudication gratuite, tant que cette ad
judication ne dépasse pas deux hectares. Cette adjudica
tion pourra être accordée autant de fois que le bénéfi
ciaire en fera la demande, mais seulement chaque fois
que le lot précédent aura été défriché et cultivé.
Le paiement de 5 soles minimum par hectare donne
la propriété perpétuelle et absolue des terres acquises
par ce moyen.
Le paiement du droit de concession se fait par avances,
à raison de 1 sole par hectare pendant les trois premières
années, la même somme pendant les années suivantes
pour la partie cultivée, et deux soles pour chaque hectare
non cultivé.
Le gouvernement a décidé par cette même loi que les
fonds provenant des achats de terrains seraient unique
ment employés au profit de ceux-ci pour la construction
de chemins devant améliorer les communications ; une
partie de ces fonds pourront encore être invertis pour dé
limiter les terres, pour la formation d’un cadastre, et
autres travaux indispensables pour faciliter l’adjudication
du lot et connaître les nécessités de chaque région.
Malgré les privilèges et les facilités accordés, les
colons ne prennent qu’en petit nombre le chemin de la
Montana ; en échange les demandes de concessions de
terrains par des sociétés d’exploitation (2) deviennent de
plus en plus fréquentes. En 1910 on a enregistré la for
mation de 25 sociétés dont le capital varie de 3.000 à
300.000 livres péruviennes (25 fr.). Citons :
(1) Canon, droit que paie une terre, annuellement et pendant un temps
fixé, suivant convention ou acte public.
(2) Les concessions de moins de 1,500 hectares peuvent être accordées
parles autorités départementales; au-dessus de ce chiffre elles doivent
être octroyées par le Congrès.
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