580 L ALLEMAGNE ÉCONOMIQUE.
afin de réduire le nombre des voix. On part de celte
considération que le but des délibérations dans les
conférences générales ne peut être atteint que diffi
cilement, lorsque l’assemblée est trop nombreuse.
Si, à raison de tous ces motifs, le grand duché ne
peut pas obtenir dans 1 organisation actuelle du
Verein l’entrée directe aux conférences, il con
serve la faculté accordée en 1847 d’y faire repré
senter ses intérêts par un membre quelconque de
la conférence, au choix du roi grand duc et muni
de ses instructions. »
En quittant non sans regret ce petit pays, que
la politique et les intérêts ont pu rapprocher de
l’Allemagne, mais qui n’a jamais dissimulé ses
vives sympathies pour la France, surtout pour la
France libérale, nous devons signaler encore une
autre incorporation dans le Zollverein, si pénible
à des cœurs français, celle des provinces d’Alsace
et de Lorraine, qui ne repose pas cependant, comme
celle du Luxembourg, sur le consentement mutuel,
mais sur un fait de force, comme la guerre en en
traîne souvent à sa suite. L’incorporation dans l’U
nion douanière allemande de 1 Alsace et de la Lor
raine était en effet la conséquence à peu près inévi
table de l’annexion de ces provinces à 1 Empire,
laquelle annexion a été un des résultats de la lutte,
comme la création de l’Empire en a été un autre et
comme l’évanouissement de l’association dédouané,
en tant au moins que personne morale, ayant une