Contents: Compte rendu des travaux de la Chambre Syndicale pendant lʹannée 1926

‘15 
Néanmoins, comme la semoulerie, l’huilerie et la savonnerie 
marquent une préférence très nette pour la taxation du produit 
fini. Ce produit est l’huile, si elle est livrée directement au 
sommerce ou à la consommation, ou le savon, si l’huile ou les 
produits intermédiaires de raffinage d’huile transitent entre 
les mains du savonnier. 
Dans le premier cas, la taxe de 3 % environ serait payée par 
ie fabricant d’huile ; dans le deuxième cas, le savonnier 
prenant l’huile en charge deviendrait redevable sur son produit 
fini, le savon, de la taxe unique dont le taux pourrait être 
de 4 % environ. 
La savonnerie elle-même livre des sous-produits à d’autres 
industries, la glycérine par exemple. En ce cas, c’est la raffi- 
aerie de glycérine qui prendra en charge la glycérine, sa 
matière première, et devra acquitter la taxe sur son produit 
Îni, la glycérine raffinée. 
Bien entendu, fabricants d’huile, fabricants de savon, raffi- 
neurs de glycérine, doivent tenir deux livres, sur lesquels ils 
rranscriront leurs factures suivant qu’elles sont passibles ou 
non de la taxe ; ce qui permettra au fise de suivre la marchan- 
dise et d’exercer un contrôle facile. 
Produits chimiques 
Le rapport très documenté que nous a fourni M. Elzéar 
Abeille conclut, comme les précédents, à la taxation unique 
sur les produits finis. 
M. Abeille a limité son étude au cadre, fixé d’avance de 
zertaines industries chimiques régionales : les soufres, les 
superphosphates et l’acide tartrique. 
Pour les produits ci-dessus, l’importance de la valeur des 
matières premières est considérable par rapport à la valeur 
du produit vendu : 60 à 80 % environ : le reste étant main- 
d’œuvre, frais généraux et bénéfice. Ces industries sont donc 
de celles qui peuvent en principe envisager l’application de la 
‘axe unique à la matière première : phosphate, pyrite, nitrate, 
jute indirectement, sels, calcaires. 
Cette solution, plus simple, serait bonne au cas où le Gou- 
vernement commettrait l’erreur de cesser de dégrever les 
produits, de la taxe, à l’occasion de leur exportation. Mais 
autant que notre législation voudra bien encourager l’exporta- 
ion française cn dégrevant les produits fabriqués en France 
4. LA TAXE À LA PRODUCTION
	        
Waiting...

Note to user

Dear user,

In response to current developments in the web technology used by the Goobi viewer, the software no longer supports your browser.

Please use one of the following browsers to display this page correctly.

Thank you.