Object: La crise du petit commerce

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gal », au sens d’un statut de droit public ; nous estimons 
qu’elle doit savoir se donner et pouvoir se donner les 
règlements qu’il lui plait. Nous ne voulons pas davan- 
lage de l'obligation, conception qui sent la politique 
négative, et qui dispenserait les dirigeants des associa- 
tions de donner à l’œuvre de celle-ci un maximum 
d’utilité : la fossilisation qui a atteint les corporations 
les atteindrait rapidement, elles aussi. Etant donné, du 
reste, la mauvaise grâce indéniable avec laquelle le 
monde des détaillants s’est rallié à l’idée d’une organi- 
sation *, il y aurait le plus grand danger à lui forcer 
la main. Ce serait encombrer l'association profession- 
nelle d'adversaires secrets, d’une masse inerte qui en 
paralyserait les progrès ?. L'obligation priverait aussi les 
! Faucherre est d’avis que les détaillants ne sont capa- 
bles d’union que sous la contrainte de la nécessité, idée qu’il 
résume en cette formule : «Ohne Konsumverein kein Händ- 
ler-Rabattsparverein.» (Die — Händler-Rabattsparvereine, 
p. 71). 
Autrement dit, les détaillants vont à leurs associations 
professionnelles non comme à un mariage d’amour, mais 
comme à un mariage de raison. L’avocat Georges Beck, 
un des fondateurs du mouvement lucernois d’auto-défense 
des détaillants, déplore en ces termes cette passivité : 
«Es ist eine dornenvolle Aufgabe, im wirtschaftlichen 
» Kampfe der die Gegenwart durchtobt, die Trommel zu 
» schlagen. Nur Wenige sind es, verhältnismässig von den 
» Vielen, deren bedrohte Existenz wir schützen und schir- 
» men, die mit vollem Verständnis, mit Liebe und Ausdauer, 
» ja mit Begeisterung mit uns die Posten beziehen. Andere 
» anerkennen wohl unser Schaffen, bringen es aber nicht 
» über die passive, obligatorische Unterstützung hinaus, und 
» wieder andere bekrittein nach dieser oder jener Seite 
» unsere Aktion und verlangen von uns Erfolge, die erst 
»die stille, aber beharrliche, jahrelange Arbeit zeitigt.» 
(Luzerns Handelsstand;, p. 75). 
? Sur ces différents points, nous sommes en complet dé- 
saccord avec L. Goyard qui, dans sa brochure sur la Crise 
du petit commerce, s’exprime comme suit : 
«Tout cela ne peut aller raisonnablement sans l’obligation 
»à la base. Le syndicat (c’est-à-dire : l’association profes- 
» sionnelle) sera obligatoire (souligné dans l’original). La
	        
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