ORGANISATIONS OUVRIÈRES
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d’environ 1.500.000, dont 60.000 femmes; ceux qui appar
tiennent à l’industrie textile en général sont au nombre
d’à peu près 85.000, dont 20.000 femmes.
Ou peut classer les organisations ouvrières allemandes
en cinq groupes :
1" Les organisations ouvrières libres ;
2° Les unions ouvrières Hirsch-Duncker ;
3° Les unions ouvrières chrétiennes;
4° Les unions ouvrières catholiques;
5° Les unions ouvrières évangéliques.
Les trois premières sont socialistes, la première sur
tout ; les deux dernières ont surtout une tendance mora
lisatrice; du moins, elle figure largement à leur pro
gramme.
1» Les Associations libres constituent l’organisation
ouvrière la plus considérable et la plus ancienne d’Alle
magne. Presque tous les corps de métiers y sont repré
sentés. La réunion en Sociétés distinctes des ouvriers de
chaque métier, dans chacune des villes possédant quel
que industrie, constitue la ramification extrême de cette
organisation. Toutes ces Sociétés locales sont groupées
par métiers dépendant d’une même industrie principale;
par exemple, les Sociétés des fi leurs, des ouvriers de
Garderie, des tisseurs, des bonnetiers, des passementiers,
etc., etc , forment le groupe de l’industrie textile; et, ces
groupes sont réunis, c’est-à-dire correspondent à une
administration régionale ayant son siège dans un centre
industriel quelconque, Augsbourg, Nuremberg, Leipzig,
Dresde, etc., etc. ; ces administrations régionales, au
nombre d’environ 60, s’occupent des intérêts des divers
groupes de leur ressort et correspondent avec la direction
centrale, qui a son siège à Berlin.