GENÈSE DU CAPITAL INDUSTRIEL
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cet argent, car s’il avait dû le tirer des organismes
financiers marchant de pair avec les créations indus
trielles, il aurait pu attendre trois quarts de siècle et
passer notre frontière de l’Est, la Belgique n’étant pas
encore, à l’heure présente, outillée pour ces servi
ces » (1).
L’industrie cotonnière recevait aussi de larges sub
sides du roi, qui désirait rendre tout son lustre à
l’industrie gantoise (2).
Le 12 juillet 1821, une loi fut votée, décidant qu’une
somme de 1.300.000 florins serait prélevée annuelle
ment sur le produit des douanes, pour être affectée à
l'encouragement des industries languissantes ou nou
velles (3).
En dehors de ces fonds gouvernementaux et royaux,
des capitaux privés de la Hollande jouèrent un cer
tain rôle dans l’histoire de l’industrie belge. Ainsi,
Failpoult nous dit dans son Mémoire Statistique de
1805, qu’une circonstance qui a souvent favorisé la
formation des nouvelles industries dans le Département
de 1 Escaut, c’est la facilité qu’éprouvaient les maisons
de Gand à trouver en Hollande des fonds à intérêt
modique (4).
Plus tard, pendant la réunion de la Belgique aux
Pays-Bas, la situation semble s’être modifiée. « Tous
les capitalistes hollandais, écrit un contemporain bien
(1) Pierre Jacquemin. John Cockerill. Sa \ie industrielle, p. <2.
(2) L. Varlez 1. c. v. I. p. 39.
(3) I ranquoy. 1. c. p. 39.
(4) Failpoult. 1. c. p. 152.