GENÈSE DU CAPITAL INDUSTRIEL
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les réserves sont nombreuses, qu'elle assure la repro
duction, etc. En 1831, au système de bon ménagement
et de conservation des immeubles succède le système
d’aliénation « (1).
“ Il est difficile à fixer dès à présent, dit le rapport
de la Direction de 1843, le chiffre des bénéfices que
la vente des propriétés de la Société lui a procurés ;
mais chacun de vous, Messieurs (les actionnaires), peut
comprendre que ce bénéfice est important et qu’em
ployé avec ménagement et prudence, il assure un ave
nir favorable aux actionnaires de la Société « (2).
D’après un rapport présenté au Congrès national en
1831 par M. de Stappers, inspecteur de l’administration
forestière, les domaines de la Société avaient en 9 ans
presque doublé de valeur. (En 1822, ils valaient 20 mil
lions de florins ; en 1831, 38 millions de florins) (3).
Jusqu’en 1840, la Société générale avait vendu des
biens pour 35.139.317 francs (4). C’est vers ce temps
que son activité industrielle commença à se manifes
ter. L’intérêt total engagé dans des entreprises char
bonnières, métallurgiques, etc. monta de 3.705.000 flo
rins, en 1835, à 38 006.000, en 1810. Le capital des socié
tés alors reconnues, qui étaient sous le patronnage
médiat ou immédiat de la Société générale était de
60.530.000 francs (5).
(t) Ib. p. 14.
(2) Ib. p. 15.
(3) Vandervei.de. La propriété foncière. 1. c. p. 165,
(4) J. Mai.ou. 1. c. p. 14.
(5) Ib. p. 50 et 51.