LES GRANDES LIGNES DE L’ÉVOLUTION
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anonymes, fondées pour la filature du lin a Liège,
Bruxelles, Malincs et Garni, il constate qu’aucune de
ces sociétés n’a commencé à filer et il leur fait de
tristes prédictions. « Je suis convaicu, dit-il, qu’aucune
de ces compagnies n’existera dans trois ans. L’affaire
est peut être bonne, mais elle doit être faite par des
gens pratiques et pas par des sociétés anonymes, qui
n’ont jamais réussi et qui ne réussiront jamais dans
l’industrie, surtout dans l’industrie du lin » (1). Ce n’est
pas la première ni la dernière fois qu’économistes et
gens pratiques se sont montrés mauvais prophètes.
Comme nous l’avons constaté déjà, 40 % des ouvriers
de l’industrie proprement dite travaillent dans des
sociétés par actions (2). Dans beaucoup d’industries,
cette forme d'exploitation industrielle a remplacé com
plètement l’entreprise individuelle. Ainsi, dans la gla-
cerie, les liauts-fourneaux, les râperies de betteraves,
les visseries, les fabriques de blanc de zinc, de cuivre,
de ciment, de dynamite, d’asphalte, etc., toutes les
entreprises sont en sociétés par actions (3).
(4) Hand I.ooin Weavers. Reports from Assistant Hand Loom Weavers
Commissioners 1839, p. 171.
(2) Ree. ind. 1896, v. XVIII, p. 150
(3) Ib. p. 158.