LA DÉCADENCE DU MÉTIER
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Les moulins à vent et à eau, jadis si nombreux dans
le pays, tendent de plus en plus à disparaître ; de 4008
qu’ils étaient en 1883, leur nombre est descendu à 3163
en 1896. Pendant la même période, le nombre des
moulins à vapeur avait passé de 688 à 801 et la puissance
des clievaux-vapeur a doublé, de 9411 à 18.216 (1).
Le nombre des chaudronniers-rétameurs a diminué
de 10%; celui de cordiers de 11.8%. Cette décadence
de la cordcrie à la main se poursuit. La transformation
complète a commencé en 1898 et ne fait que progresser
; le travail mécanique tend à dominer dans
toutes les usines et le nombre des cordiers diminue
rapidement, notamment celui des artisans indépendants
(2).
Dans un tableau provisoire que j’avais dressé
d’abord, les orfèvres. bijoutiers, joailliers, etc. figuraient
commo un métier dans lequel le nombre d’artisans
avait diminué de 41.7 % et le nombre d’ouvriers augmenté
de 165.8 %. J’ai biffé cette profession de la
statistique parce que les artisans s’occupant de la
réparation ne figurent pas dans le recensement de
1896. Mais il me semble certain qu’une grande concentration
s’est produite dans cette industrie.
J’ai pu m’en convaincre en visitant, grâce à l'amabilité
de M Wiskemann, ses ateliers d’orfèvrerie à
(1) La Belgique, 1830-1903. Institutions, Industrie. Commerce. Publication
du Ministère de l'Industrie et du Travail. Les chiffres cités ici
pour 1896 donnent le total des entreprises tandis que ceux du Tableau
II donnent seulement les entreprises en activité.
(2) Office du travail. Les industries à domicile en Belgique, v. VIII
(1897) p, 29.