LA DECADENCE DU MÉTIER
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qu’il voudrait lui confier et fixe le prix. « On rencontre
alors également, comme le dit un patron, des
hommes qui travaillent d’arrache-pied pour le plaisir
de ces braves entrepreneurs... Le petit patron ne
parvient plus à progresser ; il s’étonne même à la fin
de l’année et après un travail pénible qu’il possède
parfois moins que l’année précédente et que peu à peu
il fasse des dettes » (1).
La marbrerie, au moins pour 90 °l o, s’exécute à Bruxelles
pour compte d’entrepreneurs généraux. Le marbrier,
au lieu d’être en rapport direct avec le propriétaire
et l’architecte, n’est plus qu’un sous-ordre
de l’entrepreneur général, qui prélève au minimum
10 % sur les travaux de marbrerie. La petite industrie
de la marbrerie souffre énormément elle aussi de
la concurrence qui lui est faite par les grands ateliers
établis sur les lieux de production (2).
La serrurerie est presqu’entièrement englobée dans
la grande industrie (3). Il en est de même, mais à
un moindre degré, de la poêlerie (4). Ce qui reste aujourd’hui
de la ferronnerie, ce ne sont que des vestiges
du passé. La même évolution qui a ravalé le cordonnier
au rang de savetier s’est produite ici. Le maître
forgeron bruxellois, par exemple, n’a aujourd’hui
d’autre besogne que de rendre service à son voisinage,
d’ouvrir les portes dont la clef est perdue, de rac-(1)
Ib. v. VII, p. 396.
(2) Ib p. 283.
(3) Ib. Enquête écrite v. III, p. 6.
(4) Ib. p. 40.