Full text: L'évolution industrielle de la Belgique

LA DÉCADENCE DU MÉTIER 
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grande partie des clients, émigrent aussi bien que les 
journaliers et les cultivateur (1). 
Un second élément qui permet à l’artisan de résister à la 
concurrence de la fabrique, c’est la possibilité de se pro 
curer, quand son métier ne le nourrit plus, d’autres res 
sources accessoires. Nous les avons citées en parlant des 
différents métiers. Ainsi, les boulangers deviennent des 
boutiquiers vendant du chocolat, etc. ; ils sous-louent 
une partie de leur maison ; leurs fils employés les 
aident, etc. Quelquefois, les épargnes faites pendant des 
temps meilleurs servent à prolonger la lutte. On di 
minue les frais généraux en transplantant son atelier 
dans une cave, en négligeant toutes les prescriptions 
de l’hygiène, etc. 
A Gand, mitrons et apprentis sont d’accord pour se 
plaindre de l’insalubrité des fournils, généralement in 
stallés dans des caves sans jour, sans air, où ils doi 
vent vivre et travailler dans une atmosphère surchauffée, 
chargé de poussière, de farine et de cendres, pleine de 
gaz délétères (2). 
Dans son dépérissement, le métier a recours de plus 
en plus à l’exploitation de la force humaine, qu’il peut 
pratiquer sur une échelle bien plus grande que la fa 
brique. 
Parmi les industries où le travail du jour dépasse 
11 heures (3), nous trouvons piesque tous les métiers : 
(1) Vaxdervelde : L’exode rural s. c. p. 128. 
(2) Commission Nationale de la Petite Bourgeoisie. Enquête orale, 
v. nr, p. i 19. 
(3) Industries dans lesquelles il y a plus de 50 entreprises ou divisions 
d’entreprise où la journée dépasse 11 heures.
	        
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