248 ÉVOLUTION INDUSTRIELLE DE LA BELGIQUE
de la fabrique. Dans notre exposé, nous n’avons
mentionné qu’une fois les machines et c’était pour
démontrer que la force motrice coûte d’autant plus
cher qu’elle est employée dans des proportions plus
restreintes.
Quoique le petit moteur électrique, à gaz, à air
comprimé, au pétrole, etc., soit depuis longtemps in
venté, il n’a pas trouvé son emploi dans les métiers.
Dans la petite industrie (établissements de 1 à 4 ou
vriers), les moteurs, d’après le Recensement de 1896,
sont rares, sauf dans les industries suivantes où l’on
relève une assez forte proportion (v. XVIII, p. 350) :
Entreprises et divisions d’entreprises.
Avec moteur Total
La fabrication des huiles, des
bougies et savons .... 121 sur 411
La fabrication des farines . . 1807 » 3752
La fabrication des boissons . . 631 » 2407
Disons qu’il s’agit là en grande partie de moteurs à
vent, (par exemple, dans la fabrication des farines)
(v. XVIII, 346).
Parmi les entreprises employant de 1 à 4 ouvriers
il y en avait en tout, en 1896, 3741 munies d’un mo
teur, dont 2559 dans les industries citées ci-dessus
(v. XVIII, p. 349).
En 1906, un dénombrement privé a recensé 3866 pe
tites entreprises employant des moteurs à gaz et à
électricité (1). A la différence du recensement de 1896, ce
(1) Baron de Royer de Dolr : Les petits moteurs employés à l’outilla
ge mécanique en 190i. 1907, p. 154.